Mardi 16 août 2011
2
16
/08
/Août
/2011
13:57
Le 21 juillet, le gouvernement du Chili a proposé une vingtaine de mesures qui incluent l'apport de 4 000 millions de dollars sur plusieurs années pour améliorer l'éducation, davantage de bourses
et des aménagements pour le paiement des études et le remboursement des emprunts. Le ministre de l'éducation a annoncé la création d'organismes spéciaux pour administrer les écoles municipales
tout en affirmant qu'il n'y aurait pas de retour à une "tutelle de l'état" sur les écoles, collèges et lycées, comme le demandent les étudiants. Les collégiens et lycéens ont accepté sous
certaines conditions. Les universitaires estiment quant à eux que le gouvernement n'a pas donné de réponse à chacune de leurs demandes.
Ne l'appelons pas révolte, indignation ou colère. Ne lui donnons pas de substantifs chargés d'un sens qu'on pourrait lui reprocher. Appelons ces mouvements étudiants et collégiens "contestation".
Car ils privilégient aussi la voie du droit, du dialogue et de la négociation.
Toutefois, certaines nouvelles de Santiago du Chili montrent un autre visage de la contestation : un étudiant en danger de mort après être tombé d'une hauteur d'une dizaine de mètres au cours de
l'occupation de son lycée, un autre gravement brûlé à cause d'une poubelle enflammée, une quarantaine qui se trouvent en grève de la faim depuis plusieurs semaines, et trois autres qui viennent
d'entamer une grève sèche de la faim.
Les gestes de ces étudiants, souvent très jeunes et mineurs de 18 ans, servent à interpeler le gouvernement, sensibiliser les dirigeants et mobiliser les élites autour de la question de la
gratuité de l'enseignement, de la répartition égalitaire de la qualité de l'enseignement sur l'ensemble du territoire et pas seulement dans les quartiers les plus riches.
En somme, c'est une demande massive de justice sociale.
Cette demande de justice est tournée vers le gouvernement pour que l'état assume son rôle, c'est à dire qu'il assure sa fonction de justice distributive dans un pays qui connaît les plus
importantes inégalités sociales de la planète.
Une trentaine d'habitants d'une commune de Santiago, Cerro Navia, conduits par leur maire ont entamé une marche de 120 kilomètres qui doit les mener au siège du Congrès qui se trouve à
Valparaiso, sur la côte. Ensemble, ils veulent dire aux parlementaires qu'ils ont une "responsabilité énorme" pour trouver des solutions aux problèmes et contre ceux qui détruisent les biens
publics et entachent la contestation.
source :
http://www.elnuevoherald.com/2011/08/15/1003908/chile-dos-escolares-graves-y-tres.html
Pour plus d'éléments, on peut se reporter au blog de Camila Vallejo qui dirige depuis novembre 2010 la férédation des étudiants du Chili, la FECh, pour l'année 2011.
http://camilapresidenta.blogspot.com/